Quatre moments, une vingtaine de réponses
Ce qu’on nous demande, dans l’ordre où on nous le demande
Nous répondons ici comme au téléphone : la réponse d’abord, les nuances ensuite. Si votre question ne figure pas dans cette liste, elle mérite un appel.
Avant l'intervention
Ce que les gens nous demandent au téléphone, souvent avant même de dire bonjour.
Oui. La visite d'évaluation sur place et le devis écrit sont gratuits et sans engagement, à Rennes comme dans les communes de la métropole.
Nous ne chiffrons jamais un chantier de ce type par téléphone : le volume annoncé et le volume réel diffèrent presque toujours, et une estimation à distance produit des mauvaises surprises pour tout le monde. La visite dure entre vingt minutes et une heure selon la taille du logement.
Comptez vingt-quatre à quarante-huit heures pour la visite d'évaluation sur Rennes et la première couronne, et quelques heures en cas d'urgence sanitaire avérée.
Le démarrage du chantier dépend ensuite de sa nature. Une décontamination après décès démarre en général sous deux jours. Un débarras planifié se cale sur votre date : état des lieux, visite d'agence, signature chez le notaire.
Non, et c'est même préférable. Nous devons voir le logement tel qu'il est pour chiffrer juste et pour organiser le tri correctement.
Beaucoup de familles s'épuisent à faire « un premier tri » avant notre passage. Cela déplace le volume sans le réduire, et cela use des gens qui sont déjà à bout. Laissez-nous entrer dans le logement en l'état.
Oui. Une partie de nos appels n'aboutit à aucune intervention, et c'est normal : parfois la bonne réponse est un CCAS, un médecin traitant ou un service social, pas une entreprise de nettoyage.
Pendant le chantier
Ce qui se passe concrètement quand nous sommes dans le logement.
Ce n'est pas obligatoire, mais nous demandons toujours un interlocuteur joignable pendant toute la durée du chantier, ne serait-ce qu'au téléphone.
Nous avons besoin d'une personne capable de trancher rapidement lorsqu'un objet pose question. En son absence, nous mettons l'objet de côté et nous attendons : c'est plus long, et cela ralentit tout le chantier.
Trois destinations : ce qui est conservé et remis à la personne ou à la famille, ce qui part vers le réemploi lorsque son état le permet, et ce qui rejoint la filière de déchets correspondante.
Les objets susceptibles d'avoir une valeur sont isolés et signalés, jamais estimés par nous : cela relève d'un commissaire-priseur. Les déchets dangereux — peintures, solvants, batteries, DEEE — sont triés séparément et déposés en centre agréé, avec bordereau.
Non. Nos utilitaires ne portent ni logo ni mention de service, et nos équipes n'interviennent pas en tenue marquée dans les parties communes.
Dans une petite copropriété rennaise où tout le monde se connaît, cette discrétion n'est pas un détail : elle conditionne souvent l'acceptation du chantier par la personne concernée.
Oui. La personne qui vit dans le logement peut demander l'arrêt à tout moment, et nous nous arrêtons.
Nous facturons alors le travail réellement effectué et nous laissons le logement dans un état sécurisé. Ce cas de figure est rare, mais il fait partie du cadre que nous posons dès le premier rendez-vous.
Coût et prise en charge
La question qui bloque le plus souvent une décision, et sur laquelle les informations circulent mal.
En principe l'occupant ou le propriétaire du logement, selon l'origine du désordre et le bail. En pratique, la charge revient souvent à la famille, à la succession, ou au bailleur qui se retourne ensuite vers le locataire.
Trois situations reviennent régulièrement. Quand le logement appartient à la personne, la dépense lui incombe, éventuellement via une mesure de protection. Quand il est loué, la dégradation relève de la responsabilité du locataire mais le bailleur avance fréquemment les frais. Quand la personne est décédée, la dépense entre dans le passif de la succession. Nous établissons des devis suffisamment détaillés pour être présentés à un mandataire, un notaire ou un assureur.
Parfois, notamment après un dégât des eaux, un incendie ou un décès à domicile. Presque jamais pour une accumulation progressive, que les contrats considèrent comme un défaut d'entretien.
Nous rédigeons nos rapports en distinguant clairement l'origine des désordres, car c'est exactement ce que cherche à établir l'expert. Si vous le souhaitez, nous échangeons directement avec lui.
Il n'existe pas d'aide dédiée au nettoyage d'un logement, mais des dispositifs d'action sociale peuvent être mobilisés au cas par cas.
Les interlocuteurs à solliciter sont le CCAS de la commune, le service social du secteur, la caisse de retraite ou la mutuelle de la personne, et le conseil départemental d'Ille-et-Vilaine pour les situations relevant du maintien à domicile. Nous ne montons pas ces dossiers à votre place, mais nous fournissons les devis et les pièces nécessaires.
Oui, pour les chantiers importants, avec un montant indiqué en clair sur le devis. Le solde est réglé après la remise du logement et du dossier de fin d'intervention.
Après l'intervention
Ce que vous gardez une fois que nous sommes repartis.
Oui, une attestation datée précisant les locaux traités, les produits utilisés et leurs homologations. C'est le document que réclament en pratique les bailleurs, les syndics, les notaires et les assureurs.
Attention à la formulation : il s'agit d'une attestation d'intervention, pas d'un agrément sanitaire officiel, qui n'existe pas pour ce type de prestation en logement.
Nous revenons. Une odeur qui réapparaît signale une source non traitée : un matériau imprégné, un siphon, une ventilation défaillante, parfois un logement voisin.
Nous préférons le dire clairement dès le devis lorsque nous anticipons ce risque, notamment dans les rez-de-chaussée humides du bâti ancien rennais, plutôt que de promettre un résultat définitif que la configuration des lieux ne permet pas.
Uniquement le compte rendu remis au donneur d'ordre, conservé le temps nécessaire au suivi du dossier. Aucune image n'est diffusée, publiée ni utilisée à des fins commerciales.
C'est une règle absolue de la maison : vous ne trouverez sur ce site aucune photographie de logement réel, ni aucun avant-après. Ce n'est pas une posture, c'est le minimum quand on travaille chez des gens en difficulté.
Nous ne sommes ni un service social ni un service de soin, mais nous orientons systématiquement vers les interlocuteurs compétents et nous pouvons proposer un passage d'entretien régulier lorsque cela aide à tenir dans la durée.
Un logement remis en état sans relais autour de la personne se retrouve souvent dans le même état quelques mois plus tard. C'est pour cela que nous insistons, dès le premier échange, pour savoir qui d'autre accompagne la situation.

Une précision que nous répétons souvent
Le syndrome de Diogène est un trouble du comportement identifié par des professionnels de santé. Rien de ce que nous écrivons ici ne constitue un avis médical, et nous ne qualifions jamais l’état d’une personne — seulement celui d’un logement.
Pour tout ce qui relève de la santé, de l’accompagnement social ou de la protection juridique, les bons interlocuteurs sont le médecin traitant, le CCAS de la commune, le service social de secteur, le mandataire judiciaire à la protection des majeurs et l’ARS Bretagne.
Votre question n’y est pas ?
C’est le cas le plus fréquent : chaque situation a sa particularité. Un appel de dix minutes vaut mieux qu’une page de plus.