Un décès non constaté pendant plusieurs jours transforme un logement en zone à risque sanitaire. Ce n'est pas une question de propreté : c'est une question de contamination des matériaux, des fluides et de l'air.
Nous n'entrons jamais avant que les autorités aient libéré les lieux. À partir de là, notre travail consiste à faire disparaître toute trace, physique et olfactive, pour que le logement puisse être reloué, vendu ou simplement revu par la famille.
Décontamination biologique
L'intervention suit un protocole strict : mise en dépression de la zone, retrait et conditionnement des matériaux souillés en filière DASRI, nettoyage mécanique en profondeur, puis désinfection virucide, bactéricide et fongicide.
Les matériaux poreux — matelas, sommier, moquette, parquet non traité, plâtre, plinthes — sont retirés lorsqu'ils ont absorbé des fluides. Un nettoyage de surface sur un support poreux ne règle rien : l'odeur revient dans les semaines qui suivent.
Le traitement des odeurs, en trois temps
L'odeur d'un décès non constaté est tenace parce qu'elle est fixée dans les matériaux et les textiles, pas seulement en suspension. Nous procédons par étapes : suppression de la source, traitement des supports restants, puis traitement de l'air ambiant par nébulisation ou oxydation selon le volume et la ventilation.
Nous ne parfumons pas un logement pour masquer. Un intérieur qui sent le désodorisant industriel en entrant est un intérieur mal traité.
Ce que nous remettons à la fin
Un rapport d'intervention indiquant les zones traitées, les matériaux déposés, les produits utilisés et leurs homologations, ainsi que les bordereaux d'élimination. Ce document est fréquemment demandé par les notaires, les assureurs et les bailleurs.
- Attestation de désinfection remise en fin de chantier
- Inventaire des matériaux déposés et de leur filière d'élimination
- Constat écrit des dommages annexes (sol, cloison, plafond du logement inférieur)
